Dans le grand bain, en eau vive

L’été sera-t-il chaud ? À la base nautique de Saint-Laurent-Blangy, c’est oui, trois fois oui ! Quelle meilleure saison que le bel été pour vivre une expérience ludique, découvrir l’eau vive et mouiller le maillot ? Et quel meilleur endroit pour jouer les téméraires, sans prendre de risques, que ce stade d’eau vive artificiel, le seul des Hauts-de-France ?
Par Anne Tomczak
Dans-le-grand-bain

« Le stade d’eaux vives se trouve sur un bras détourné de la Scarpe », explique Thierry Beugnet, directeur et ancien membre de l’équipe de France de canoë. « En gros, on utilise le dénivelé de 2,5 m de l’écluse et on étale la pente sur 300 m environ, avec plusieurs pompes sur le parcours. » 

Éviter à tout prix de tomber à l’eau

Ouvert depuis 1996, ce stade fait la joie des amateurs d’activités nautiques, notamment d’étrangers qui n’ont pas l’équivalent chez eux. Vu de haut, il ressemble à un gros jeu de Lego©, avec des pièces ventrues et colorées qui servent d’obstacles. On les place à volonté suivant le niveau de difficulté souhaité : faut quand même un peu s’amuser… Côté eau vive, c’est le rafting qui fait le plus gros carton. Ah, descendre une rivière riche en rapides, sur une embarcation pneumatique, avec juste une pagaie pour s’aider ! N’est-ce pas cela l’aventure ?

Le bruit de l’eau qui gronde, l’adrénaline qui monte et l’esprit de groupe qui porte. Bon, d’accord, ça c’est au cinéma. Lors d’une séance découverte, c’est plutôt l’obsession de ne pas tomber à l’eau et les consignes que Thierry répète en boucle : « Tiens le bout de ta pagaie ! Penche-toi à gauche ! Laisse tes pieds sous le bord du bateau ! »

Mais où est la saucisse ?

La première descente est la plus décoiffante. Pour un peu, on se maudirait d’avoir accepté le défi. Mais dès la deuxième, on commence à se détendre et même à s’amuser. On observe les foulques et bergeronnettes jaunes sur les berges. On rigole quand Thierry envoie un gros pâté d’algues vertes. Et on savoure l’aide du tapis roulant qui remonte l’embarcation comme par magie, avant un nouveau tour de manège. Ah, ça devient presque facile ? Ah, on n’est pas encore (vraiment) mouillé ? Eh bien, changement d’activité ! On va tester le hot-dog. On cherche un moment la saucisse, dans cette pirogue gonflable très étroite et à deux places. Rien à l’horizon. On s’installe donc dans l’embarcation, avec les jambes devant soi, quel confort ! On recommence à pagayer et, comme on est plus près des flots, on sent vite l’eau à travers la combi. Les spectateurs, installés sur un banc, se marrent ? Thierry les rafraichît à l’œil…

Machin en mousse

Trois petits tours et puis c’est le grand saut. Le truc réservé à ceux qui aiment se faire chahuter. « On va tester l’hydrospeed », lance le directeur de la base. Plus de raft rondouillard et rassurant. Même plus le rodéo aquatique du hot-dog. L’hydrospeed est un machin en mousse, que l’on tient avec les mains. Oui monsieur, tout le reste du corps est dans l’eau. Thierry annonce qu’on va y entrer à mi-parcours. Demi-stade mais double tasse bue dès le premier passage. L’hydrospeed reste coincé dans un gros Lego©, pas la nageuse, emportée tête sous l’eau, comme un fétu de paille… Vous vouliez des sensations ? En voici ! Un peu plus tard, c’est l’heure du bilan. Une tête, deux bras, deux jambes, tout est là. Trempée comme une soupe mais trop fière d’avoir relevé le défi. Jusqu’à ce que Thierry lance : « Dites bien que le rafting est accessible à tous. Dernièrement, nous avons accueilli une dame de 89 ans pour un baptême. » Fierté de courte durée…

Les bons conseils d’iCéÔ

  • Réserver la séance complète en eau vive aux enfants de plus de 8-9 ans.
  • Ne pas hésiter à tester, même si on ne sait pas (bien) nager. Il suffit de réussir le test d’aisance aquatique pour se lancer.
  • (Em)porter un maillot en lycra ou en nylon, ou un sweat en polaire. Bannir le tee-shirt en coton qui ne garde pas la chaleur du corps.
  • En cas de chute dans l’eau, penser à se laisser porter plutôt que de lutter contre le courant. On a vite fait de se retrouver dans un bassin calme. 
  • Dans l’eau, se mettre sur le dos, pieds en avant. C’est LA position de sécurité.

Pratique, ce qu’il faut savoir…

Base nautique de Saint-Laurent-Blangy
Stade d’eaux vives Robert-Pecqueur
25, rue Laurent Gers à Saint-Laurent-Blangy
03 21 73 74 93
eauxvivesslb.free.fr


Tarif par personne pour une séance ponctuelle d’1h30 (matériel compris)
De 1 à 4 personnes : eaux vives 31€, eaux calmes 16,50€, mixte eaux plates et eaux vives 23€, hydrospeed 38€
Famille 4 personnes ou plus : eaux vives 25,50€, eaux calmes 13€, mixte 19,50€, hydrospeed 30€. Tous les autres tarifs sur le site.
En eaux calmes, on a le choix entre kayak, canoë, stand up paddle et umiak pirogue.
La base nautique organise aussi des activités terrestres : VTT, course d’orientation, tir à l’arc, sarbacane, disc golf, javelot, trottinette, et propose par ailleurs de l’hébergement (camping, chambre) et des formules pour fêter son anniversaire (jusqu’à 14 ans) ou enterrer sa vie de jeune fille ou de garçon.

Texte : Anne Tomczak
Photos : Franck Bürjes
30 juin 2019
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